Médecine personnalisée : une médecine adaptée à chaque patient – volet 2

Accéder à l'innovation médicale Octobre 2020 - Actualisé en novembre 2020 12 min

La médecine personnalisée présente un triple bénéfice pour le patient, pour les professionnels de santé et pour le système de santé. Pour en savoir plus, Innov’Asso est allé à la rencontre de deux experts chez Roche Pharma France : Jean-Marc Pinguet, Directeur Médecine personnalisée et le Dr Belguendouz Bendahmane, Directeur médical oncologie.

Il faut dire que depuis plusieurs années déjà, Roche a initié une technique inédite permettant d’identifier dans un groupe de patients atteints d’une même pathologie ceux qui répondent favorablement à un traitement spécifique. De quoi faire du laboratoire suisse installé dans 150 pays, le pionnier de la médecine personnalisée. Roche s’appuie aujourd’hui sur plusieurs expertises pharmaceutique et diagnostique pour développer des thérapies innovantes et apporter des solutions intégrées à travers  la médecine personnalisée dans un nombre d’aires thérapeutiques toujours plus nombreuses.

Innov’Asso : Terme à la mode et souvent galvaudé, la médecine personnalisée nourrit chez les acteurs du soin comme chez les patients, des espoirs de thérapies toujours plus efficaces et d’une prise en soin sur mesure. En quoi la vision de Roche, est-elle singulière ?

Jean-Marc Pinguet : Cette singularité repose sur plusieurs éléments. Elle tient tout d’abord au fait que nous avons dès le départ envisagé une définition de la médecine personnalisée la plus large possible. Large au sens où la médecine personnalisée telle que nous la concevons intègre toutes les dimensions du parcours patient. Comprenez la prévention, l’aide au diagnostic, le diagnostic, le traitement, le suivi des patients, mais aussi la capacité à capitaliser sur les données accumulées tout au long de ce parcours patient. Cette singularité est également organisationnelle puisque grâce aux entités Roche Pharma et Roche Diagnostics, nous combinons toutes les expertises nécessaires pour mettre en œuvre concrètement la médecine personnalisée. Théoriser ce concept est une chose, mais il s’agit avant tout de le rendre tangible avec des projets menés en vie réelle.

Dr Belguendouz Bendahmane : Nous avons en effet été pionnier dans le domaine de la cancérologie en particulier. La médecine personnalisée prend tout son sens si nous sommes capables d’agir aux différentes étapes du parcours de soins, en mettant le patient au centre de toutes les réflexions. Une des questions qui guide aujourd’hui la stratégie de Roche est comment pouvons-nous identifier d’emblée des patients qui, en raison d’une anomalie génomique, ne répondront pas à une thérapeutique classique ou qui y répondront transitoirement avant de rechuter ? Le but étant de leur proposer des traitements de plus en plus innovants et individualisés selon le profil génomique de leur cancer. Aujourd’hui, l’apport des nouvelles technologies, de l’imagerie et de la data devient une réalité et donc une collaboration étroite de tous les acteurs de la santé (Pharma, académique, autorités de santé…) est cruciale pour optimiser l’aide à la décision clinique. Notre vision c’est aussi une R&D intelligente, efficiente et intégrée pour apporter plus d’innovations plus rapidement.

Innov’Asso : En quoi est-ce réducteur d’associer l’expression « médecine de précision » à celle de « médecine personnalisée » comme on peut souvent l’entendre ou le lire ?

J-M. P. : C’est une confusion courante, en effet. De manière schématique, la médecine de précision consiste à mettre une thérapie en face d’une cible génétique, en s’appuyant sur des outils de diagnostic et de testing. Or, définir un test qui identifie une sous-population de patients pour leur proposer un traitement, cela représente un début de médecine personnalisée, mais nous sommes loin de la médecine dite individualisée. Tout simplement parce que le travail se fait encore à l’échelle d’une sous-population de patients. Pour prétendre pratiquer de la médecine personnalisée, il faut aller plus loin avec un suivi spécifique pour lequel les outils digitaux ont un rôle-clé à jouer. Plus nous affinerons notre réponse thérapeutique, moins le parcours d’un patient ressemblera à un autre. C’est pourquoi la médecine personnalisée ambitionne d’intégrer tous les paramètres génomiques et pathologiques propres à un patient.

Dr. B.B. : Pour comprendre à la fois l’intérêt suscité par la médecine personnalisée mais aussi les confusions qu’elle peut entraîner, il suffit de surfer sur la toile. Des centaines d’articles traitent de la médecine personnalisée en employant le terme de médecine de précision et inversement. La médecine de précision ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années, il existe des traitements spécifiques auxquels sont associés des tests compagnons diagnostiques. Par exemple, pour le cancer du sein, la stratégie de prise en charge est directement basée sur des tests pour détecter les récepteurs hormonaux et donc un traitement hormonal spécifique, devenu standard dans ce type de sous-groupe de patients avec cancers du sein dit hormonosensible. Hier encore, les cancers du sein dits HER2 positifs étaient associés à un très mauvais pronostic. Le développement de traitement spécifique anti-HER2 a permis d’améliorer le pronostic des cancers du sein dits HER2 positifs. La médecine personnalisée constitue la marche supérieure car elle s’intéresse à l’ensemble du parcours patient, de la prévention jusqu’au suivi en passant par le diagnostic et le traitement.

Innov’Asso : Les bénéfices de la médecine personnalisée ne font aucun doute. Pourtant, certains craignent dans cette quête de la médecine sur mesure une dérive vers une médecine sélective. Cette crainte est-elle justifiée ? Et si oui, comment éviter cette dérive ?

J-M. P. : Je ne crois pas qu’elle soit justifiée même si je peux comprendre les interrogations ici et là. Une chose est sûre, chez Roche, tout est mis en place pour faciliter l’accès de tous à la médecine personnalisée. Il s’agit d’aider le médecin à prendre, en concertation avec le patient, la meilleure décision ou la décision la mieux éclairée. Pour cela, on s’appuie sur les données captées par les outils digitaux de suivi à domicile. Ces données, parce qu’elles apportent des informations sur l’efficacité des traitements et sur le vécu de la maladie par le patient, permettent d’améliorer l’accompagnement thérapeutique proposé. Dans un premier temps, il convient donc de donner à chacun la possibilité d’accéder aux solutions diagnostiques, aux traitements et aux outils de suivi de la prise en charge. En démontrant la valeur pour le patient, nous démontrerons l’intérêt économique pour la société puisque que nous éviterons des dépenses de santé inutiles (liées à des traitements auxquels certains patients ne répondent pas). Donc non, nous ne sommes pas dans une médecine sélective mais plutôt dans une médecine personnalisée accessible à chaque patient en fonction de son profil génomique.

Dr. B. B. : Toutes les étapes du parcours patient sont importantes et interconnectées. En réussissant à démontrer cette interconnexion à tous les niveaux, de la recherche à l’accès et en travaillant collectivement avec tous les acteurs de santé,  il nous sera possible de faire évoluer la prise en charge. Nous sommes convaincus du bénéfice de la médecine personnalisée pour les patients. Nous voulons que la décision thérapeutique soit la bonne pour le patient dès le départ. Grâce à ce raisonnement et surtout au partage d’informations, nous allons dans le même temps économiser des ressources qui pourront être investies ailleurs et in fine, améliorer le parcours patient. La médecine personnalisée consiste à viser en même temps l’efficacité thérapeutique (le bon traitement pour le bon patient au bon moment) et l’efficience du système de santé.

Innov’Asso : Un bénéfice pour les patients, un bénéfice pour les professionnels de santé, un bénéfice pour le système de soins… Nous pouvons également supposer un bénéfice pour les laboratoires pharmaceutiques… En 2011, Severin Schwan, directeur général de Roche, affirmait que les projets de médecine personnalisée représenteront « 50% du chiffre d’affaires du groupe ». Qu’en est-il aujourd’hui ?

J-M. P. : L’importance de la médecine personnalisée pour notre groupe n’est pas évaluée en termes de chiffre d’affaires mais davantage en termes d’investissement, de mobilisation de ressources humaines et de nombre de projets. Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, en interne, le niveau de notre mobilisation sur la médecine personnalisée est très important. La médecine personnalisée fait partie de notre ADN. C’est d’ailleurs l’une des principales missions du groupe que j’anime au niveau de notre filiale, à savoir : faire en sorte que la médecine personnalisée puisse exister le plus largement dans notre entreprise et que tous les collaborateurs soient mobilisés à leur niveau. Il faut dire que tous interviennent à un moment ou à un autre dans le parcours du patient. Il s’agit de démontrer l’intérêt de la médecine personnalisée à la fois pour les patients et la société.

Dr B. B. : Notre démarche va désormais au-delà des molécules afin d’apporter des solutions innovantes, qu’elles soient diagnostiques, thérapeutiques et aussi en s’appuyant sur les données de vie réelles pour informer et guider la R&D. Nous visons une innovation au profit de tous, sans pour autant que cette (r)évolution ne constitue un fardeau économique pour la société. Notre volonté est d’apporter des solutions pour tout l’écosystème de santé.

Innov’Asso : Roche est leader dans le domaine de l’oncologie. Mais la médecine personnalisée peut-elle s’appliquer à d’autres pathologies ?

J.-M. P. : De par ses expériences et expertises en oncologie et les produits développés dans ce domaine, il était logique que Roche mette d’abord la médecine personnalisée en œuvre dans cette aire thérapeutique. Mais nous réfléchissons aux moyens de la décliner dans d’autres domaines tels que la neurologie (pour la maladie d’Alzheimer ou la sclérose en plaques) ou l’ophtalmologie. es cas d’usages concrets interviendront certainement à moyen terme Pour l’heure, c’est en oncologie que nous le faisons principalement, car la cancérologie nécessite d’agir vite et la médecine personnalisée nous permet cette réactivité.

Dr. B. B. : Il faut bien comprendre que le fardeau du cancer est plutôt, plus lourd pour la société que toute autre pathologie. Nous travaillons sur cette spécialité depuis plus de 50 ans mais, encore une fois, nous ne négligeons pas d’autres pathologies. Des progrès majeurs ont été réalisés, mais il est vrai que la cancérologie constitue un axe prioritaire, car c’est dans ce domaine que la compréhension des déterminants génomiques qui sous-tendent les capacités de la tumeur à court-circuiter les thérapeutiques, est la plus grande.

Innov’Asso : La prévention est un pan important de la médecine personnalisée. A terme, le modèle de prise en charge curative évoluera-t-il vers un modèle de prise en charge préventive ?

J.-M. P. : Il serait erroné d’opposer les deux modèles. Avec la médecine personnalisée, nous embrassons tous les aspects de la prise en charge. La prévention bien entendu, mais aussi le diagnostic, le suivi et la thérapie. Avec, à chaque fois, l’objectif de travailler sur des populations de plus en plus fines. Il faut donc, dans un premier temps, identifier ces populations qui vont bénéficier d’un traitement à fort bénéfice. Se pose alors la question de la mise en œuvre du repérage de ces patients et de la stratégie à adopter pour convaincre les autorités régulatrices du bien-fondé de la démarche afin d’amener sur le marché les solutions thérapeutiques dédiées. Avec la médecine personnalisée, il est plus facile d’identifier les patients : tout simplement car nous allons pouvoir suivre ce qui se passe en vie réelle sur un pool de patients de plus en plus large pour, au final, valider notre hypothèse du bénéfice pour les patients et la société.

Innov’Asso : La mise sur le marché reste l’objectif final ?

J-M. P. : Oui car amener au marché une solution thérapeutique innovante signifie la rendre accessible au patient qui en a besoin. En amont, il faut que cette solution ait été validée. Ce n’est pas toujours facile d’obtenir cette validation comme nous le faisions jusque là car nous travaillons avec des populations de patients cibles de plus en plus petites. Cela ne correspond parfois pas aux standards fixés par les autorités régulatrices de santé. Il nous faut donc être suffisamment convaincants, et mettre en œuvre un suivi des patients (collecte de données d’efficacité en vie réelle) et consentir parfois à prendre un risque financier. En d’autres termes, être rémunéré seulement lorsque le bénéfice de la solution thérapeutique est démontré en vie réelle. Parallèlement, nous construisons des systèmes innovants d’accès au marché avec des modèles de détermination du prix et de remboursement pour garantir un accès aux nouvelles solutions thérapeutiques à tous les patients qui pourraient en tirer bénéfice. Par le passé, nous ne pouvions le faire car nous aurions dû attendre la constitution d’immenses cohortes de patients. Cela nécessite parfois des années.

Dr. B. B. : Le développement clinique classique avec des grandes études randomisées est en train d’évoluer avec des enregistrements de nouveaux médicaments sur des études de phases précoces et donc plus efficient avec une réduction du délai assez importante. Avec la médecine personnalisée, on va aussi s’intéresser à des effectifs réduits, avec des cancers à mutations génétiques rares où l’approche de développement est différente. On ne parle plus d’une pathologie ou d’une cible moléculaire mais plutôt d’une anomalie génétique pour laquelle on développe un ou des médicaments, c’est l’approche dite “tumor agnostic”. Chez Roche nous voulons des innovations transformatives. Pour l’heure, les autorités ne sont pas prêtes à se prononcer sur des médicaments évalués sur de très petits effectifs (essais de phases 1 et 2, sans bras comparateur) et qui n’ont aucune chance de passer en études de phase 3 avec un bras de contrôle. C’est pour cela que nous devons, avec les autorités régulatrices, réfléchir à un cadre d’évaluation spécifique. Il s’agit de donner une chance aux patients d’accéder aux traitements innovants.

Innov’Asso : La médecine personnalisée est également une vraie révolution dans la mesure où elle vient transformer des pratiques médicales et décloisonner des spécialités, des métiers… Il semblerait que ce soit le collectif qui prédomine?

J-M. P. : La quantité d’informations à accumuler pour une prise en charge efficace et une décision thérapeutique adaptée augmente de manière exponentielle. Il devient impossible, pour une seule personne d’intégrer toutes ces informations et de prendre la bonne décision. C’est pourquoi il est essentiel que les professionnels se coordonnent pour capitaliser sur leurs différentes expertises en s’appuyant sur les  informations et les outils d’aide à la décision clinique. La manière d’agir au service du patient et d’exercer son métier évolue. Une question se pose : est-ce que le médecin de demain sera l’unique décideur d’une thérapie ? On peut penser que ce ne sera pas le cas, même s’il accompagnera le patient tout au long de son parcours pour mieux comprendre son besoin et adapter le traitement en fonction de celui-ci et de ses contraintes. Les échanges avec le patient sont au centre de la prise en charge. Résultat : le patient va jouer un rôle de plus en plus important et le médecin doit être à son écoute, à l’écoute du vécu de la maladie. Tout ce que le patient exprime sera de mieux en mieux capté et analysé : est-ce que le traitement fonctionne ? Est-ce qu’il présente une toxicité ? Comment les patients vivent-ils leur maladie au quotidien ? Avec la médecine personnalisée, ils deviennent  de véritables acteurs de leur prise en charge et par conséquent celle-ci sera personnalisée.

Dr B. B. : Nous avons de plus en plus de réunions de concertation pluridisciplinaire, au cours desquelles on ne parle plus de pathologies mais du patient, au centre de la discussion. Nous évoquons les meilleures solutions à lui proposer. Aujourd’hui, nous n’en sommes pas encore à presser un bouton pour obtenir toutes les données agrégées concernant le patient et pouvoir lui dire quelle solution thérapeutique est la plus adaptée, mais les choses évoluent. Avant, le médecin voyait le patient uniquement pour appliquer un protocole de soins, désormais ce mode de fonctionnement évolue vers la multidisciplinarité où la RCP (Réunion de concertation pluridisciplinaire) moléculaires devient une partie intégrante d’aide à la décision clinique. Au final, individualiser la réponse thérapeutique résulte d’une action collective. Avec le Plan cancer décennal, pour la première fois, nous observons une dynamique qui encourage les partenariats, les collaborations, la réflexion collective. L’ouverture de consultations citoyennes est le signe de cette ambition pour trouver ensemble des solutions. La notion de réseaux est importante pour éviter des exclusions de patients ou des exclusions de territoires des essais.  Ce travail collectif nous aide également à intégrer d’autres sujets dans notre réflexion sur la médecine personnalisée. Je pense notamment à la problématique de l’inégalité d’accès du médicament ou celle de l’inégalité d’accès à la recherche clinique. Autant de sujets sur lesquels Roche France veut assumer ses responsabilités !

 

Parcours personnalisé d’un patient atteint d’un cancer du poumon

Lors de son parcours de soin, un patient atteint d’un cancer du poumon suit différentes étapes.

Dans un premier temps, l’imagerie permet de réaliser un dépistage. Vient ensuite le diagnostic réalisé grâce à une analyse génomique. Suite à cela, se pose la question du meilleur traitement. Cette décision est discutée lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Des thérapies ciblées vont être proposées au patient. Enfin, lors de la phase de suivi, des données seront collectées, notamment grâce à des applications adaptées aux patients et aux professionnels de santé. Ce sont ces données qui permettent d’évaluer les risques de rechute grâce à une meilleure connaissance du vécu des patients.

C’est grâce à une meilleure connaissance de la maladie que les médecins sont à même de mieux définir les populations de patients et de prendre les décisions thérapeutiques les plus efficaces. L’objectif est d’offrir un accès plus rapide aux traitements, avec des options de traitement intégrées et personnalisées.

Cette approche permet d’apporter un éclairage sur les comportements de la population face à la prévention, mais aussi de favoriser le dépistage précoce des cancers pour augmenter les chances de guérison. L’avantage est aussi de permettre aux patients de bénéficier d’un diagnostic rapide et précis proposant aux médecins des outils de médecine de précision adaptés à la pratique clinique. Les collaborations entre spécialistes sont facilitées. C’est aussi l’opportunité de repenser les modèles de remboursement avec des prix personnalisés, basés sur la valeur thérapeutique délivrée par un médicament.

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5e Journée Innov’Asso

Quand ? Mardi 29 novembre 2016

Où ? À la Maison de la Mutualité à Paris

Quoi ? Une journée de réflexion et d’échange autour de solutions innovantes au service du parcours de santé

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