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Les propositions de Cédric Villani pour favoriser l’intelligence artificielle

Chargé en septembre dernier par le Premier ministre d’écrire un rapport sur l’intelligence artificielle, le député Cédric Villani l’a récemment remis à Edouard Philippe. L’occasion de rappeler que les données de santé sont la matière première de l’intelligence artificielle contemporaine et qu’à ce titre, elles conditionnent l’émergence de nombreux usages et applications. Résultat : selon Cédric Villani, il convient non seulement, de les valoriser, de les protéger mais aussi et surtout de les partager… Parmi les autres propositions emblématiques : faciliter les commandes publiques en matière d’intelligence artificielle ; instaurer un label pour encourager et favoriser l’intelligence artificielle française et européenne ; ouvrir les études de médecine aux étudiants spécialisés dans l’informatique et l’intelligence artificielle ; créer une plateforme d’accès et de mutualisation des données pour l’innovation en santé…

Public et privé main dans la main pour développer l’e-santé

Une enquête a récemment été réalisée auprès de 982 personnes âgées de 18 ans et plus pour le compte de BFM Business, l’Usine nouvelle et Stratégies. La thématique : les Français et la e-santé. Plutôt optimistes quant aux capacités de l’e-santé à améliorer le système sanitaire et la prise en charge, ils ont encore une idée trop vague des innovations du domaine. Exemple : 62 % des personnes sondées n’ont jamais entendu parler de chirurgie augmentée quand seulement 28 % ont déjà entendu parler du big data au service de la santé. Fort heureusement, le concept de télémédecine et les objets connectés ne leur sont pas inconnus. Des objets connectés dont ils sont 37 % à se servir souvent et qui leur permettent de suivre leur santé ou leur activité physique. Au final, cette enquête a aussi eu le mérite de démontrer que le développement de l’e-santé en France passera par une bonne coopération des secteurs public et privé.

E-santé : toute une éducation à faire…

6 Français sur 10 pensent que l’e-santé est une source d’espoir ! C’est l’une des principales données issues du dernier sondage du cabinet Odoxa. Une opinion qui doit pour autant être nuancée parce que les manques d’informations sur la réalité de l’e-santé, ses outils, ses enjeux sont également une réalité dans la population française. En effet, un grand nombre de Français ne savent pas encore ce qu’est la chirurgie augmentée ou le big data appliqué à la santé. Le développement de l’e-santé et les avancées de la technologie au service de la médecine passeront donc inéluctablement par une meilleure sensibilisation du grand public…et des professionnels de santé.

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La France dans l’ère de l’e-santé

C’est un fait : par rapport à certains de ses voisins européens, la France est en retard en matière d’e-santé … L’Etat l’a bien compris et compte bien se hisser en tête de peloton d’ici la fin du quinquennat Macron. C’est pourquoi le gouvernement a récemment lancé un plan d’investissement visant à la transformation numérique du secteur. Sur le terrain, cette dynamique prend la forme de visites médicales à distance via la téléconsultation, d’une plus grande accessibilité à l’ensemble des données médicales en ligne, de la dématérialisation des prescriptions, jusqu’à la simplification du partage de l’information entre tous les professionnels de santé… Pour autant, si l’argent apparait comme le nerf de la guerre du numérique en santé, force est de constater que les montants investis (50 millions d’euros pour la télémédecine, 100 millions pour l’intelligence artificielle en santé, 420 millions pour le nouveau plan hôpital numérique sur la période 2018-2022) sont comparativement faibles par rapport aux autres pays. On notera que l’Etat a trouvé un allié de poids en la personne des assurances complémentaires qui, de leur côté, poursuivent le déploiement de toute une série de services d’e-santé.

Les élus de la santé mobile désignés

Le verdict est enfin tombé. Et à la manière des Césars ou des Molières, les experts du numérique en santé ont récemment porté en haut de l’affiche les outils Kobus App, une application destinée aux kinés et Pandalab, un WhatsApp pour les professionnels de santé. Les concepteurs de ces deux applications sont en effet les grands gagnants des Trophées de la santé mobile dont la cérémonie récompensant les applications et les objets connectés de santé les plus innovants se déroulait début février. Au total, 87 applications conçues par des startups, des laboratoires pharmaceutiques, des associations de patients, des groupements de professionnels, des organismes payeurs étaient en lice pour décrocher les précieuses récompenses. Encore fallait-il franchir avec succès les différentes étapes d’une sélection très rigoureuse. Pour preuve, 40% des outils innovants n’ont pas passé l’étape de l’auto-questionnaire Health Quality et ne correspondaient donc pas aux prérequis en termes médicaux, juridiques, éthiques.

La Poste veille aussi sur votre santé !

Même La Poste s’y met ! Présent au Consumer Electronic Show organisé à Las Vegas du 9 au 12 janvier, le groupe français y a présenté son application mobile d’e-santé. L’outil, baptisé La Poste eSanté, doit permettre aux particuliers de collecter et gérer leurs données médicales stockées sur la plateforme sécurisée de sa filiale Docapost. Une filiale qui se veut d’ores et déjà être l’un des principaux hébergeurs de données de santé en France avec plus de 45 millions de dossiers gérés. Décrite comme un carnet de santé numérique, cette application mobile s’inscrit dans le cadre des nouvelles technologies centrées sur la prévention et la surveillance médicale.

Sclérose en plaque : le téléphone, comme outil de suivi

Mise en ligne en novembre dernier par la start-up Ad Scientiam (hébergée par l’incubateur de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière à Paris), l’application mobile MSCopilot participe au suivi de l’évolution de la sclérose en plaques (SEP) depuis un smartphone. Ainsi, entre deux rendez-vous chez le neurologue, le patient pourra, grâce à ce dispositif médical, réaliser plusieurs tests d’évaluation de son état de santé et enregistrer ses résultats pour les présenter au professionnel de santé lors de la consultation. Les tests doivent permettre au patient d’évaluer son périmètre de marche, sa cognition, sa dextérité, et son acuité visuelle. Disponible sur iOS et Android, et pour l’heure gratuite, l’application MSCopilot est le fruit d’un accord de codéveloppement signé avec le laboratoire Roche.

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5e Journée Innov’Asso

Quand ? Mardi 29 novembre 2016

Où ? À la Maison de la Mutualité à Paris

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