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S'informer sur la santé et l'innovation médicale

Quand l’intelligence artificielle gère nos données de santé…

Faut-il partager les données entre professionnels et le cas échéant comment optimiser ce partage ? C’est l’une des questions à laquelle ont tenté de répondre les participants à une table ronde organisée dans le cadre du SAS Forum 2018. Parmi les experts réunis : le Dr Gilles Bontemps, directeur de mission Gestion et organisation des soins de la CNAM ; Caroline Dunoyer, responsable de l’Unité de traitement d’information médicale du CHU de Montpellier mais aussi Antoine Evenou, chargé de mission Innovation et perspectives en santé à la mutuelle MGEN. La thématique des données de santé et de leur exploitation était donc au cœur des échanges.

Cybersécurité : les données de santé sous haute protection ?

Disposer d’un réseau unifié pour améliorer la qualité des services proposés aux patients sur l’ensemble du territoire est une chose. Jouir d’un système d’information pleinement sécurisé en est une autre. C’est pourtant tout l’enjeu que soulève la gestion des données de santé par les établissements sanitaires collecteurs. Selon une récente étude conduite par le Clusif (Club de la sécurité de l’information français) il semblerait que 92 % d’entre eux aient pris la mesure de cet enjeu en formalisant une véritable politique de sécurité du système d’information (PSSI). Toutefois, certaines menaces demeurent. Trois d’entre elles peuvent être avancées : la vulnérabilité accrue des données médicales issues des dossiers médicaux électroniques ; le manque d’organisation des données dans les hôpitaux et la pénurie de compétences en sécurité…

Internet, le partenaire santé de demain

Améliorer la qualité des soins apportés aux Français tout en permettant à l’Assurance-maladie de faire des économies. Voilà qui n’est pas ou plus une utopie selon le rapport remis le 12 juillet dernier au secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, par France Stratégie. Pour l’organisme d’expertise et d’analyse prospective, la solution repose sur l’utilisation du numérique et l’usage des nouvelles technologies en santé en particulier. Dans son rapport baptisé « Les bénéfices d’une meilleure autonomie numérique », France Stratégie chiffre même l’économie à environ 70 millions d’euros. Il faut dire qu’au fil du temps, Internet est devenu un partenaire privilégié pour prendre soin de sa santé. Ainsi, un rapport du Conseil national de l’ordre des médecins paru en 2012 indiquait déjà que 60% des Français se tournent en priorité vers Internet pour rechercher des informations en santé, et que 72% font des recherches sur le Web avant même de consulter un professionnel.

L’Assurance-maladie mise sur l’e-santé !

28 mesures détaillées dans un rapport de 241 pages : voilà comment la Caisse nationale de l’assurance-maladie (CNAM) entend améliorer la qualité et l’efficience du système de soins dès 2019. Dans son rapport annuel sur les charges et produits pour 2019 – adopté début juillet – l’Assurance-maladie prévoit deux pistes essentielles pour renforcer et dynamiser le déploiement de l’e-santé en France : la généralisation de l’e-prescription et l’enrichissement du système national des données de santé (SNDS). Qui dit efficience du système de soins, dit réduction des dépenses de santé. Une réduction non négligeable à en croire l’Assurance-maladie qui ambitionne de réaliser, comme l’indique son rapport, 2,01 milliards € d’économies en 2019.

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Homme et machine, main dans la main pour mieux prévenir le cancer…

L’intelligence artificielle plus fiable que les dermatologues : c’est en tout cas ce que laisse penser une récente étude menée par des chercheurs allemands, français et américains, comparant les performances diagnostiques de dermatologues à celles d’un réseau de neurones artificiels capables de traiter des images. Pour preuve : 95% de bons résultats pour la machine contre 87 % de bons diagnostics pour 58 dermatologues débutants comme experts. La nouvelle n’est pas passée inaperçue tant l’enjeu est considérable. En effet, si l’étude n’avait pas pour but de mettre en concurrence l’Homme et la machine, elle suggère l’intérêt d’une collaboration pour mieux prévenir certains cancers cutanés. Notamment le mélanome, aujourd’hui présenté comme un problème de santé publique majeur.

Les lunettes connectées, facilitateurs de relations sociales pour les enfants autistes

Et si les Google Glass, comprenez les lunettes connectées, étaient susceptibles d’aider les enfants atteints d’autisme ? C’est ce qu’entendent démontrer des chercheurs qui ont expliqué leur démarche dans la revue médicale NPJ Digital Medicine. 14 enfants de 3 à 17 ans atteints de troubles du spectre de l’autisme ont enfilé les Google Glass pendant 10 semaines et ont participé à au moins trois sessions de 20 minutes par semaine. L’objectif : faciliter les relations sociales avant le passage à l’âge adulte à l’aide de la reconnaissance faciale gérée par les lunettes connectées. De quoi aider les enfants malades à mieux reconnaître les émotions de leurs proches. Résultat, 12 des 14 familles ont remarqué une amélioration des aptitudes sociales chez les enfants. L’expérience devrait prochainement être réitérée avec 50 familles au moins, cette fois.

Un coaching santé simple comme un coup de fil

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la bronchite pulmonaire chronique obstructive sera en 2020 la 3ème cause de décès dans le Monde. Plusieurs études ont d’ores et déjà montré que l’autogestion des patients atteints de cette maladie à un stade modéré pouvait améliorer leur qualité de vie et réduire les hospitalisations. Dernière en date : l’étude menée par des chercheurs britanniques, centrée sur le principe de l’autogestion avec un coaching réalisé par une infirmière par téléphone. Un an après le lancement de l’essai, si le coaching n’a pas permis d’améliorer significativement la qualité de vie, il a en revanche, amélioré les activités d’autogestion ciblées par l’intervention. L’initiative pourrait être reproduite pour d’autres maladies chroniques.

Deepmind : cet ophtalmologue nouvelle génération

Il est capable de détecter avec plus de 94% de précision cinquante types de maladies oculaires. Lui, c’est le nouvel algorithme développé par DeepMind, filiale de Google spécialisée dans la recherche sur l’intelligence artificielle. Il aura fallu plus de deux années de recherche au sein d’un hôpital ophtalmologique britannique pour mettre en place cette technologie et atteindre ce niveau de précision dans le diagnostic. Et l’histoire ne s’arrête pas là puisque l’intelligence artificielle de DeepMind ne se contente pas de seulement diagnostiquer des dizaines de maladies de l’œil, elle livre aussi des conseils aux patients sur les traitements les mieux adaptés. Pas question pour autant de se passer d’ophtalmologues humains – il s’agit de leur faire gagner du temps.

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5e Journée Innov’Asso

Quand ? Mardi 29 novembre 2016

Où ? À la Maison de la Mutualité à Paris

Quoi ? Une journée de réflexion et d’échange autour de solutions innovantes au service du parcours de santé

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