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Côte-d’Or : la télémédecine séduit déjà !

La télémédecine apparait comme l’un des fondements du système de santé de demain. Voilà pourquoi, en 2017, l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté a initié sept projets dans une soixantaine de structures. Pour favoriser la mise en place de ces projets, elle s’est appuyée sur les groupements de coopération sanitaire (GCS) E-santé Bourgogne et Emosist. Les premiers résultats sont positifs avec une amélioration des délais de prise en charge, une réduction des inégalités de prise en charge, la limitation des déplacements et non-déplacements de patients fragiles, la sécurisation des échanges et des pratiques professionnelles. Sans oublier une plus juste rémunération des prises en charge…

Bientôt un Health Data Hub pour mieux exploiter les données de santé

Agnès Buzyn a annoncé la création du Health Data Hub. Il s’agit d’un guichet unique sécurisé pour élargir le système national des données de santé (SNDS) et faire de la France un leader dans l’utilisation de ces données. Cette plateforme assurera le partage des données de santé dans le respect du droit des patients et en assurant la transparence avec la société civile. Pilotée par trois experts – Dominique Polton, présidente de l’Institut national des données en santé (INDS), Marc Cuggia, professeur d’informatique médicale et praticien hospitalier au CHU de Rennes et Gilles Wainrib, président fondateur de la start-up Owkin – le projet entend mettre la richesse des données de santé collectées au service de la recherche, des professionnels de santé, des citoyens et des start-ups.

Un consortium public-privé pour dynamiser la recherche médicale

Nom de code : Substra. Mission : accélérer la recherche et mieux exploiter les données médicales grâce à l’intelligence artificielle (IA) et la blockchain. Voilà comment résumer l’enjeu du dispositif lancé début octobre par un consortium mené par la start-up Owkin et composé de neuf autres partenaires dont l’Ecole polytechnique, l’Institut Curie, l’université Paris-Descartes, le CHU de Nantes ou encore l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP). Pour atteindre leur objectif, les membres de cette chaîne de santé ambitionnent de mettre en place courant 2019, une plateforme open source de recherche en intelligence artificielle. Coté financement, le consortium peut compter sur un budget de 10 millions d’euros alimenté par la banque d’investissement Bpifrance.

Blockchain ou comment optimiser les transactions numériques en santé

Recueillir, transférer et analyser des millions de données numériques. C’est le défi auquel doivent répondre les systèmes de santé de nombreux pays. Pour optimiser le traitement de ces « transactions numériques » impliquant des dossiers médicaux, des données patients et d’autres informations sensibles, il est impératif de mieux protéger l’intégrité et la sécurité. C’est là qu’intervient la blockchain. S’appuyant sur un registre horodaté inaltérable et sécurisé, la blockchain est une méthode révolutionnaire de gestion des transactions. En plaçant le patient au centre de l’écosystème de santé et en augmentant la sécurité, la confidentialité et l’interopérabilité des données de santé, elle apparait aujourd’hui comme la technologie capable de transformer le système de santé.

Google diagnostique aussi le cancer du sein

Google a largement investi dans le développement des applications de santé. Preuve en est avec LYNA, une intelligence artificielle capable de détecter le cancer du sein métastatique avec une précision de 99%. Une véritable prouesse médicale réalisée par des chercheurs du Naval Medical Center de San Diego et de DeepMind (Google IA) et qui s’appuie sur une série d’algorithmes évaluant de manière exhaustive le tissu humain. De quoi réduire les erreurs de détection morphologique des cellules tumorales. L’intelligence artificielle ne peut cependant se substituer à l’expertise humaine. Google a également développé une application capable de détecter plus de cinquante maladies oculaires et un réseau d’apprentissage automatique pouvant déterminer le risque d’apparition d’un événement cardiaque majeur en fonction de l’âge ou de la tension artérielle d’une personne.

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L’activité physique sur ordonnance

Le sport c’est bon pour la santé… Personne n’en doute. Les bienfaits de l’activité physique ne sont, en effet, plus à démontrer, qui plus est en ce qui concerne les patients atteints de maladies chroniques. Ainsi, depuis les années 2000, le développement de l’activité physique constitue l’un des axes majeurs de plusieurs plans nationaux de santé. Pour favoriser le développement d’une activité physique « préventive et thérapeutique », la Haute autorité de santé (HAS) a choisi de s’adresser aux médecins généralistes, souvent premiers interlocuteurs des patients. La HAS souhaite les aider et les inciter à prescrire, le cas échéant, une activité physique à leurs patients. Pour les accompagner dans cette démarche, la HAS met à leur disposition un guide de promotion, de consultation et de prescription médicale d’activité physique et sportive pour la santé chez l’adulte, et des référentiels de prescription pour différentes maladies chroniques et état de santé.

Les données de santé transférées via la blockchain

Depuis sa création par Robert Chu, un polytechnicien issu d’IBM et d’IMS Health, Embleema n’a qu’une ambition : fluidifier l’accès aux données de santé. Pour favoriser le transfert des données de santé, la start-up française a développé une solution – version bêta de son application Patient Truth – qui sécurise et structure automatiquement les données. Testée uniquement aux Etats-Unis, elle s’appuie sur la technologie de la blockchain. Pour Embleema, qui vient de lancer une campagne de financement en France, les données personnelles de santé peuvent être monétisées, après avoir été totalement anonymisées. Une des applications directes consiste en un carnet de santé numérique. Concrètement, les patients peuvent stocker sur la blockchain Patient Truth leurs dossiers médicaux téléchargeables auprès des établissements de santé ainsi que des données issues d’objets connectés comme les traqueurs d’activité.

L’imagerie médicale assistée par l’intelligence artificielle

La plateforme de visualisation des images développée par la société Arterys a vocation à aider les radiologues à analyser les données d’imagerie médicale et mieux orienter leur diagnostic. Un objectif qui a visiblement séduit le CH de Valenciennes qui vient de signer avec Arterys un partenariat de cinq ans. Les radiologues valenciennois n’auront besoin que d’un ordinateur connecté et jouiront d’une analyse automatique reposant sur des modules experts équipés d’intelligence artificielle. Ces derniers sont hébergés dans un cloud basé en Europe. A terme, cet établissement pourrait ne pas être le seul bénéficiaire de cette technologie puisque l’ambition est d’étendre ce réseau d’expertise radiologique à d’autres partenaires partout en France.

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Comprendre la loi et le droit des patients

Le décret qui encadre l’hébergement des données de santé

Un décret devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2019 pour assurer une passerelle entre le code de la santé publique et celui du patrimoine. Le texte précise les activités d’hébergement de données de santé à caractère personnel devant faire l’objet d’un agrément du ministère chargé de la culture. Toute la nouvelle procédure d’agrément pour l’hébergement de données de santé sur support papier et support numérique y est définie, à commencer par les conditions d’obtention de l’agrément et les clauses minimales que doit contenir le contrat conclu avec le prestataire agréé. A titre d’exemple, toute personne physique ou morale assurant la production ou le recueil de données de santé, s’il entend externaliser l’hébergement de ces données, devra obligatoirement recourir à un hébergeur agréé par le ministère de la culture.

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Pour favoriser le partage de savoir et d'expérience
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5e Journée Innov’Asso

Quand ? Mardi 29 novembre 2016

Où ? À la Maison de la Mutualité à Paris

Quoi ? Une journée de réflexion et d’échange autour de solutions innovantes au service du parcours de santé

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