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La télémédecine, ça soigne et ça peut rapporter gros

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Dans une interview vidéo diffusée sur le compte Twitter du LEEM, Claude Le Pen revient sur la modélisation économique de la santé connectée et en particulier celle de la télémédecine. Selon le directeur du master en Economie et gestion car elle apporte une solution efficace au problème de la désertification médicale et car elle source d’économies non négligeables. Ainsi, même s’il est difficile voire impossible de poser un modèle économique global, le recours à la télémédecine dans le cadre de certaines pathologies pourrait engendrer une économie de l’ordre de 20 %. Des économies réalisées sur les coûts des transports, des consultations physiques, des séjours hospitaliers évitables et de toute une série d’examens qui pourraient laisser place à la télésurveillance…

Les professionnels de santé démunis face au numérique

24% des professionnels de santé interrogés s’estiment « très mal formés » en matière de numérique, d’intelligence artificielle et de robotisation : c’est l’une des principales informations issues d’une étude réalisée par Odoxa pour l’Université numérique en santé et en sport (Uness), les universités de santé et la conférence des doyens de médecine. Les résultats dévoilés mi-décembre lors des 16e Assises nationales hospitalo-universitaires s’appuient sur deux enquêtes qui mettent en évidence le déficit en termes de formation. C’est d’autant plus problématique que cette dernière est une condition sine qua none au déploiement à grande échelle du numérique en santé. Elle apparait surtout indispensable pour rassurer les patients face à l’efficacité des nouvelles technologies mais aussi sur la maitrise qu’en ont les professionnels…

Le carnet de santé numérique séduit toujours plus

Lancé le 6 novembre dernier, le dossier médical personnalisé (DMP) ne connait pas encore le même déploiement que la carte vitale mais force est de constater qu’il concerne de plus en plus de Français. Trois millions à en croire l’Assurance Maladie, à raison de 200 000 DMP ouverts chaque semaine en moyenne. Dossier médical informatisé, le DMP est aujourd’hui proposé aux patients qui voient ainsi stocker en un seul et même espace électronique, toutes leurs données médicales. De quoi sensiblement améliorer la coordination, la qualité et la continuité des soins entre tous les professionnels de santé, en ville comme à l’hôpital voire en Ehpad. Parmi les professionnels à l’initiative du développement des carnets de santé numériques, on retrouve les pharmaciens qui ont créé près de 39% des DMP contre 4% par les autres professionnels de santé libéraux et ceux officiant au sein des établissements de santé. Les patients ne sont pas en reste puisque 39% ont également créé leur propre DMP via le site dmp.fr.

Les libéraux aimés des Français, mal-aimés des pouvoirs publics

Médecins généralistes, spécialistes et internes, infirmiers(e)s et aides-soignant(e)s, sages-femmes, masseurs-Kinésithérapeutes, pharmaciens, dentistes… La 13ème vague du baromètre Santé 360 a été consacrée aux professions libérales de santé. Au total, 697 professionnels de santé appartenant à 6 des 7 ordres professionnels (sauf pédicures/podologues) ont été sondés. Jugés « compétents », « courageux », « sympathiques », « à l’écoute de leurs patients » par plus de 8 Français sur 10, les professionnels libéraux de santé jouissent d’une très bonne image en France. Même si à leurs yeux, le prestige de leur profession s’est dégradé ces dernières années. La relation liant les professionnels libéraux aux établissements de santé et aux pouvoirs publics semble plus compliquée : 4 professionnels sur 10 évoquent de mauvaises relations avec les établissements et 2 sur 3 avec les pouvoirs publics.

Oui à une intelligence artificielle encadrée et régulée !

Parce qu’elle est appelée à être au cœur du système de santé de demain, l’intelligence artificielle se doit d’être encadrée et régulée. Surtout au moment où la loi relative à la bioéthique va bientôt être révisée. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) en a parfaitement conscience. Trois axes devraient guider la régulation éclairée de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé : la réaffirmation de l’humain au centre du système de soins, le contrôle strict des machines pour qu’elles soient uniquement au bénéfice du patient et la création d’instances éthiques à la hauteur des mutations annoncées. Six propositions concrètes ont d’ores et déjà été formulées: la création d’un label par l’Etat des entreprises pour gérer les données ; le droit fondamental de faire appel à un humain en dernier recours ; le droit à une formation aux nouvelles technologies tout au long de sa carrière ; la désignation d’un médecin référent ; une définition claire de la frontière entre prothèse et augmentation humaine ; la mise en place de comités d’éthique mutualisés.

Les pharmaciens à l’heure de la santé connectée

Pharmacie connectée et télépharmacie : c’est déjà demain. C’est le titre du livre vert publié récemment par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens. Une publication en guise de synthèse des réflexions menées par les pharmaciens sur la e-santé, et plus précisément autour de la prévention, des nouvelles technologies et de la pharmacie clinique. Avec pour objectif principal de placer le pharmacien au cœur de la transformation numérique du système de santé français. Il s’agit surtout pour le Conseil national de l’ordre des pharmaciens de proposer à ses membres une feuille de route et des pistes d’action afin d’adapter les métiers de la pharmacie aux évolutions sociétales et aux nouveaux besoins des patients.

Plaidoyer pour l’intelligence artificielle en santé

Dans le domaine de la santé, la balance bénéfices/risques plaide largement en faveur de l’IA, comme l’affirme David Gruson dans son deuxième ouvrage intitulé La Machine, le médecin et moi. L’ex-délégué général de la Fédération hospitalière de France (FHF), aujourd’hui à la tête du think tank Ethik & IA, et membre de la chaire Santé de Sciences Po Paris, présente l’intelligence artificielle comme vecteur d’amélioration du système de santé. L’ex conseiller santé de François Fillon à Matignon analyse plusieurs paramètres : le traitement et le suivi des maladies chroniques, la gestion du consentement, la compétitivité économique de la France, la réorganisation des métiers de la santé… Autant d’aspects impactés par la transformation numérique. Quant aux doutes avancés, David Gruson rappelle que « les robots ne vous soigneront pas demain car ils vous soignent aujourd’hui ».

Plus d’Innov’Infos

Accéder à l'innovation médicale

Las Vegas, « Mecque » de la santé connectée

Comme chaque année, Las Vegas s’apprête à accueillir le Consumer Electronic Show (CES), le plus grand salon international de la technologie. L’édition 2019 aura lieu du 8 au 12 janvier et sera plus que jamais tournée vers la santé connectée. Près de 200 000 visiteurs sont attendus dans la capitale du Nevada. Considéré comme la grande messe internationale de l’innovation technologique et de ses applications dans tous les secteurs d’activité (jeux vidéo, systèmes d’impression 3D, cybersécurité, photographie numérique etc.), le CES voit chaque année de plus en plus d’outils émergés dans le secteur de la santé. Si bien que la santé sera, en 2019, l’un des secteurs les plus dynamiques du Salon aux côtés de la ville intelligente (smart city) et le transport. Un dynamisme qui s’explique notamment par la place prise par les données et leur exploitation dans le développement des technologies en santé.

Quand la santé connectée se conjugue au féminin

La FemTech (Female Technology) s’adresse exclusivement aux femmes. Ou plutôt aux besoins de santé et de bien-être des femmes. Derrière la FemTech, il faut imaginer toute une série d’outils high-tech et d’applications santé dédiés à la gente féminine. L’occasion pour les femmes de suivre leur cycle menstruel et ovulatoire à l’aide de leur smartphone ou de détecter des signes de cancer du sein à l’aide d’un soutien-gorge connecté rempli de senseurs. A l’origine de la FemTech, l’entrepreneure danoise Ida Tin déjà cofondatrice et présidente directrice générale de « Clue », société qui a développé en 2013 une application permettant à une femme de suivre son cycle menstruel, et sa fertilité au fil des mois. Une application qui n’a pas tardé à connaitre le succès puisque plus de 10 millions de femmes l’utilisent aujourd’hui dans quelque 80 pays…

Cancer du poumon : les données des essais cliniques à portée de clics

Baptisé Clinical Intelligence Study, le nouvel outil de datavisualisation des essais cliniques sur le cancer du poumon a été développé par Roche Pharma France. Cette plateforme informatique, à la disposition des oncologues, permet de visualiser des données générées par les essais cliniques en cours à travers le monde dans le champ du cancer du poumon. Cela représente actuellement près de 1 150 essais, dont plus de 165 en France. Pour utiliser gratuitement cet outil qui vise à faciliter le travail des cliniciens en optimisant l’accès aux informations sur la recherche clinique, les oncologues n’auront qu’à procéder à une inscription en ligne via l’adresse professionnels.roche.fr. Ils pourront alors visualiser les essais cliniques qui se tiennent à proximité de leur lieu d’exercice, prendre connaissance de la liste des centres participant à une étude, et consulter les derniers essais cliniques en cours dans leur spécialité. Une véritable révolution pour des professionnels de santé qui jusqu’ici n’avaient que deux options pour trouver des essais dans lesquels inclure leurs patients : se rendre sur le site Clinicaltrials ou entrer en contact direct avec un confrère ou un autre établissement de santé.

Préparer son hospitalisation en ligne, c’est possible !

A peine un mois après son ouverture, le nouvel « espace patient » de l’AP-HP comptait déjà près de 2 000 inscrits. L’outil séduit beaucoup les patients des CHU franciliens. Mis en ligne début novembre, cet espace sécurisé est accessible via l’adresse https://mon.aphp.fr/ Cette plateforme électronique permet la prise de rendez-vous, le paiement des soins et la réalisation de certaines démarches administratives en ligne comme la préadmission. Evolutive, elle est appelée à se développer et à s’enrichir de nouvelles fonctionnalités comme l’a rappelé Pierre-Etienne Haas, directeur de projets, lors du 3e Congrès des cadres de l’AP-HP. Bientôt, les patients pourront ainsi remplir des questionnaires médicaux en ligne, consulter des documents de soins ou encore formuler une demande d’inscription en maternité.

Les professionnels de l’AP-HP formés aux outils numériques

969 : c’est le nombre de logiciels utilisés dans les différents groupements hospitaliers de l’AP-HP. Si bien que la formation des professionnels de santé apparait comme un passage obligé pour exploiter efficacement les capacités de ces nouvelles technologies et réussir la transformation numérique. Voilà pourquoi l’AP-HP et son directeur des systèmes d’information (DSI), Laurent Treluyer, ont choisi de développer un programme de formation continue des professionnels hospitaliers aux outils numériques. A commencer par un outil au centre du système de santé : le dossier patient informatisé (DPI). Ces formations seront proposées au cours du premier semestre 2019. Pour l’AP-HP, le numérique a et aura un impact conséquent sur les organisations hospitalières. Réussir le virage du numérique, c’est aussi pour l’AP-HP assurer la confidentialité des données traitées dans ses différents outils informatiques tout en favorisant le partage de l’information nécessaire au bon fonctionnement de l’hôpital.

La blockchain au cœur des données patients

Blockchain et données patients : c’est le titre du livre blanc cosigné par Hello Tomorrow, les groupes pharmaceutiques Roche et MSD (groupe Merck & Co), Bpifrance et l’Alliance pour la recherche et l’innovation des industries de santé (Ariis). Des cosignataires qui ont choisi de s’associer avec pour principal objectif de « fédérer un écosystème autour de la blockchain et des données patients dans les six mois ». Quant au livre blanc produit, il y est question, bien entendu, de la blockchain, mais aussi et surtout de ses enjeux éthiques. L’ouvrage envisage également la mise en application de la blockchain par les professionnels de santé, les industriels et les patients à travers plusieurs cas d’usage. De quoi éclairer la lanterne de nombreux acteurs du soin pour qui le concept même de blockchain demeure obscur.

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Pour favoriser le partage de savoir et d'expérience
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Innov'Asso est un dispositif d'accompagnement des associations de patients créé par Roche en 2012. Il vous permet le partage d'expériences entre pairs via un site internet et une rencontre annuelle sous le signe de l'innovation.

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5e Journée Innov’Asso

Quand ? Mardi 29 novembre 2016

Où ? À la Maison de la Mutualité à Paris

Quoi ? Une journée de réflexion et d’échange autour de solutions innovantes au service du parcours de santé

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