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E-santé : les Français s’en méfient mais…

La défiance des Français envers les outils numériques de santé semble se creuser. Une situation paradoxale alors que les dispositifs d’e-santé se multiplient. C’est ce qu’a révélé le dernier Baromètre sur l’e-santé et les Français réalisé par le cabinet Deloitte et dont les résultats ont été présentés lors des journées « D4 Evolution » organisées fin janvier à Paris. Plusieurs raisons expliquent cette défiance : la crainte concernant l’utilisation des données personnelles à d’autres fins que la prévention, le non-respect de la confidentialité ou encore le manque de transparence quant à leur utilisation. Une défiance qui n’empêche pas les Français de nourrir de réels espoirs et d’avoir des attentes concrètes vis-à-vis de outils de santé connecté.

L’union sacrée des CHU pour toujours mieux exploiter l’e-santé

Les établissements de santé sont les premiers producteurs mais aussi les premiers consommateurs de données de santé. A commencer par les CHU), qui ont tout intérêt à surfer sur la vague de l’intelligence artificielle et du big data, pour le bien-être des professionnels de santé et chercheurs mais aussi au bénéfice des millions de patients qu’ils accueillent chaque année. C’est la teneur du message diffusé par Catherine Geindre, directrice générale des Hospices civils de Lyon et nouvelle présidente de la conférence des directeurs généraux des CHU, lors des 16es Assises hospitalo-universitaires qui se déroulaient à Poitiers mi-décembre. Mais avant d’utiliser les innovations, encore faut-il les repérer. C’est pourquoi les CHU se doivent de soutenir les porteurs d’innovations dans l’instruction des dossiers et les orienter dans leurs recherches de financements. Un soutien qui passera nécessairement par une harmonisation des procédures entre les CHU…

Des données de santé à utiliser à bon escient

C’est « leur appel du 20 janvier 2019 ». A l’occasion du Consumer Electronics Show de Las Vegas, les acteurs des nouvelles technologies intervenant dans le domaine de la santé ont formulé une ambition : rationnaliser l’usage des données de santé pour fournir un meilleur service aux médecins et aux patients. Il s’agit pour eux de franchir une première étape pour favoriser l’émergence d’une santé connectée efficiente après avoir assuré le développement constant de dispositifs de collecte des données de santé. A l’image d’Eddie Martucci, cofondateur d’Akili Interactive, société spécialisée dans les jeux vidéo thérapeutiques, les industriels et autres développeurs d’outils d’e-santé ont pointé du doigt la quantité massive de données de santé aujourd’hui disponibles grâce aux dispositifs de collecte (traqueurs d’activité, applications mobiles, objets connectés de santé). Rationnaliser cette masse d’informations sous-entend de trouver un équilibre entre l’exploitation brute des informations et la place laissée au professionnel de santé.

Les données de santé entre sources incontournables et dangers potentiels

L’intelligence artificielle est perpétuellement évaluée en fonction de ses bénéfices et de ses risques. La conférence-débat Big data et santé : regards croisés et perspectives, organisée le 10 janvier dernier par La Tribune Toulouse en partenariat avec les laboratoires Roche, n’a pas fait exception. L’objectif : définir et préciser l’utilisation efficiente des données de santé tout en respectant la règlementation en vigueur et les questions éthiques. Un enjeu qui se pose plus que jamais dans la région Occitanie où les acteurs générant des données exclusives de santé ne manquent pas : le CNES, la géoplateforme de l’IGN, Airbus pour la mobilité etc. Voilà pourquoi la région a récemment lancé son portail Open data Occitanie présenté comme « un lieu qui permet de mutualiser de la donnée éthique notamment dans le domaine de la santé, mais aussi de l’environnement ». Lors de la matinée d’échanges, il a également été question du programme Personalized Reimbursement Model (PRM), approche initiée par Roche il y a cinq ans.

L’intelligence artificielle en santé : à consommer avec modération

Les avancées vertigineuses de l’intelligence artificielle et les utopies inquiétantes de « l’Homme augmenté » … Deux thématiques riches de contradictions traitées dans un hors-série de plus de 100 pages récemment coédité par Libération et France Inter. Un voyage au cœur de l’intelligence artificielle dont la raison d’être est d’améliorer la santé des humains, combattre les maladies, et soulager les souffrances des patients. Et si les progrès de la médecine, en lien avec le développement des nouvelles technologies, ne font aucun doute, il importe de rendre public chacun des nouveaux outils pour les évaluer.

E-santé : les start-ups françaises plébiscitées à Las Vegas

Si l’innovation est souvent mise au service du divertissement, de la sécurité ou du confort, elle est de plus en plus exploitée dans le cadre de la santé. Preuve en est avec le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas organisé début janvier où les dernières innovations en matière d’e-santé ont été mises en lumière . Plusieurs entreprises françaises ont présenté leurs solutions pour prévenir ou suivre certaines pathologies. Des montres connectées associent tensiomètre, électrocardiogramme et stéthoscope électronique. Prédir sa glycémie et suivre des troubles du rythme cardiaque, c est désormais à portée de tous ! Prochaine étape pour les acteurs de ces entreprises : obtenir le précieux agrément qui leur permettrait de présenter leur création comme des dispositifs médicaux à part entière, et de bénéficier, à ce titre, d’un potentiel remboursement par la Sécurité sociale

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Accéder à l'innovation médicale

La Nouvelle Aquitaine, capitale de l’intelligence artificielle

NAIA : c’est le nom de l’invitation lancée par Sud Ouest, Suez, l’Université de Bordeaux et le Conseil régional, aux entreprises locales engagées dans le développement d’applications concrètes en termes de formation et d’économie de l’intelligence artificielle. Le rendez-vous aura lieu le 19 mars prochain au Hangar 14 à Bordeaux. Avant toute opération de promotion de l’intelligence artificielle, l’objectif des organisateurs est surtout de désamorcer les peurs . Il faut dire que la région regorge d’acteurs, start-up, centres de recherche, laboratoires, grandes écoles dont les domaines d’activité font intervenir l’intelligence artificielle… Pensée comme un outil d’aide à la décision, NAIA (Nouvelle-Aquitaine Intelligence Artificielle) doit, via les débats, la réflexion et l’analyse critique des participants, apporter des clés de compréhension pour envisager l’impact de l’intelligence artificielle sur l’activité de chacun. Articulée autour d’ateliers, de conférences, d’échanges, la Journée traitera de thèmes majeurs comme la formation, la relation homme-machine, la nature de la révolution numérique…

La médecine de demain en avant-première à Vegas

L’édition 2019 du CES organisée du 8 au 11 janvier dernier à Las Vegas a tenu toutes ses promesses, laissant entrevoir des aspects de la médecine de demain. Parmi les dispositifs plébiscités, le robot médical et autonome baptisé Charlie, surnommé « l’ami du patient ». Se déplaçant dans le service de façon autonome, il rassure, facilite la communication avec l’équipe médicale et l’accompagne pendant le séjour à l’hôpital. L’outil Lymphometry s’adresse quant à lui aux femmes atteintes d’un cancer du sein. Développée par la société Quantmetry en partenariat avec le CHU de Strasbourg, cette manche connectée prévient une des complications fréquentes chez les patientes opérées pour le cancer du sein, grâce à la détection d’un gonflement du bras via un dispositif d’intelligence artificielle. Diapason, créé par le groupe d’Immersive Therapy, vient, pour sa part, en aide aux personnes souffrant d’acouphènes chroniques, une pathologie complexe et peu prise en charge, ou à un coût très élevé.

Peut-on détecter les maladies rares grâce au faciès?

Des chercheurs on mis au point une intelligence artificielle capable d’identifier des maladies génétiques en ayant recours à la reconnaissance faciale. Cette étude identifie des phénotypes faciaux de maladies génétiques en utilisant le deep learning. Dans plus de 90% des cas, le logiciel a été capable d’identifier la maladie concernée, sur la base de la simple photographie d’un visage. Il faut savoir que nombreuses maladies génétiques s’accompagnent de caractéristiques physiques spécifiques tels que la forme des yeux ou du nez.

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Comprendre la loi et le droit des patients

La bioéthique va faire parler d’elle

Ateliers, débats, consultations… Les Etats généraux de la bioéthique, lancés mi-janvier, s’étaleront jusqu’à juillet. Sept mois de réflexion qui devraient aboutir à la révision de la loi de 1994 sur la bioéthique. Pour mener à bien ce programme ambitieux, chacun est invité à participer : médecins, professionnels, associations, élus, hauts fonctionnaires mais aussi tout citoyen à qui il est donné la possibilité de s’inscrire sur Internet. Le temps consacré à la réflexion permettra de nourrir le débat sur de nombreuses thématiques. A commencer par celle de l’ouverture de la Procréation médicale assistée (PMA) aux couples de femmes. La fin de vie sera l’autre thématique qui devrait animer les discussions. Avec, en toile de fond, pour chaque sujet, une interrogation : quel visage pour la médecine de demain ?

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Pour favoriser le partage de savoir et d'expérience
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Innov'Asso est un dispositif d'accompagnement des associations de patients créé par Roche en 2012. Il vous permet le partage d'expériences entre pairs via un site internet et une rencontre annuelle sous le signe de l'innovation.

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5e Journée Innov’Asso

Quand ? Mardi 29 novembre 2016

Où ? À la Maison de la Mutualité à Paris

Quoi ? Une journée de réflexion et d’échange autour de solutions innovantes au service du parcours de santé

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Comprendre les risques et les opportunités du big data pour une association de patients.

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