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S'informer sur la santé et l'innovation médicale

La téléconsultation pour gagner du temps administratif

Les premiers résultats de la téléconsultation sont à la hauteur des espérances : près de 8 000 actes ont été remboursés par l’Assurance Maladie. Un nombre honorable si l’on tient compte du fait que la procédure n’est active que depuis six mois. Le pic des 700 actes hebdomadaires a même été dépassé depuis la mi-février avec une forte proportion de téléconsultations relevant de la médecine générale. Cette dernière correspondrait à 40,2 % des actes facturés. Ces chiffres devraient continuer à progresser à en croire les récentes avancées technologiques, notamment les solutions développées pour faciliter la programmation des téléconsultations et sécuriser les échanges de données médicales. Une chose est sûre, du côté des médecins, si la téléconsultation séduit, elle ne constitue pas pour autant la panacée. Les médecins, s’ils ont plus de flexibilité, n’ont pas forcément davantage de temps à consacrer aux patients. Les tâches administratives, déjà chronophages en temps normal, continuent à nécessiter le même temps en ce qui concerne les téléconsultations, soit plus de 13 heures par semaine. C’est pourquoi il est important que la téléconsultation s’accompagne d’autres initiatives technologiques pour les accompagner sur ces sujets

En 2030, il faudra collaborer pour mieux soigner

Santé 2030 : c’est le titre du rapport récemment publié par 30 experts – réunis par le Leem et le think tank Futuribles – auteurs d’une analyse prospective pour relever les défis de la santé de demain. L’occasion d’aller à l’encontre de plusieurs idées reçues qui touchent la santé du futur : jumeau digital pour tester les médicaments virtuellement avant de les prescrire à chaque patient, carte génétique de la tumeur en quelques secondes avant d’entrer dans le bureau du cancérologue, analyse de chaque cellule par l’intelligence artificielle… Autant d’images séduisantes qu’il convient de tempérer en présageant des réelles transformations majeures induites par l’accélération des innovations dont bénéficiera à l’avenir le système de santé français. Les experts entendent choisir la révolution thérapeutique plutôt que de la subir. Le défi : optimiser la coopération entre tous les acteurs de l’écosystème : chercheurs, cliniciens, autorités de santé, patients, médecins libéraux, pharmaciens, industriels et start-up. Une collaboration indispensable au regard des projections pour 2030 : un quart de la population âgée de plus de 65 ans et souffrant en moyenne de 4 à 6 pathologies ; entre 1,4 à 1,7 million de personnes âgées dépendantes ; 50 % de patients en ALD (affection longue durée) supplémentaires par rapport à aujourd’hui…

Un guide pour mieux vivre sa maladie chronique

14 associations membres du collectif (Im)patients Chroniques & Associés viennent de publier l’édition 2019 du guide Parcours de Santé des Personnes Malades Chroniques. Réalisé par et à destination des personnes souffrant de maladies chroniques, l’ouvrage s’appuie notamment sur les témoignages de personnes malades. Cette démarche du collectif pluri-pathologique remonte à 2016, année de la parution de la première édition. Elle a pour objectif d’aider les personnes vivant avec une ou plusieurs maladies chroniques et leurs proches à se repérer dans le système de santé et mieux vivre au quotidien. Nouveauté 2019 : un chapitre dédié à la prévention, une meilleure prise en charge sociale, un soutien associatif, un accompagnement en ligne, une meilleure connaissance de ses droits. Autant dire que cette boite à outils renferme des informations aussi bien techniques que pratiques. Le guide, disponible depuis le 25 avril, est accessible en ligne sur www.coalition-ica.org

Le patient, acteur du suivi de sa santé, grâce à l’intelligence artificielle

Analyser les images et autres données médicales est une chose. Améliorer et personnaliser le suivi médical d’un patient en est une autre. L’intelligence artificielle est aujourd’hui au cœur de ce double enjeu de santé publique comme ont pu le constater les participants à la conférence, organisée le 19 avril à Paris, et intitulée Comment l’Intelligence artificielle révolutionne le monde de la santé. La multiplication des applications de suivi de santé témoigne parfaitement du lien étroit noué entre intelligence artificielle et amélioration directe de la santé. Exemple concret avec Moovcare, première application utilisant l’intelligence artificielle pour intégrer les remontées des patients dont la prise en soin donne lieu à un remboursement par la Sécurité sociale. Chaque semaine, sur la base des évaluations de symptômes réalisée par les patients eux-mêmes directement sur l’application, les algorithmes mesurent les risques de dégradation de l’état de santé et alertent le praticien. Pas question pour autant, de laisser à l’intelligence artificielle la responsabilité d’établir un diagnostic. Elle renforce plutôt le rôle du patient, véritable acteur de son parcours de soins.

Intelligence artificielle et santé : le mariage de raison

La santé va beaucoup bénéficier du développement de l’intelligence artificielle. Un constat qui justifie la publication d’un récent ouvrage intitulé « Santé et Intelligence Artificielle ». Introduit par le professeur en oncologie, Bernard Nordlinger et le mathématicien Cédric Villani, il apparait comme une parfaite combinaison entre médecine, mathématiques et informatique. Il offre une vision globale et a été pensé de façon pédagogique, pour être accessible à tous. Ce sont les membres du groupe de travail Intelligence Artificielle et Santé créé par l’Académie nationale de Médecine et l’Académie des Sciences qui se sont attelés à ce projet. Un groupe pluridisciplinaire où se côtoient mathématiciens, informaticiens, sociologues, statisticiens, cancérologues, chirurgiens, onco-généticiens, administrateurs hospitaliers, juristes… Une large réflexion qui donne l’occasion aux lecteurs de mieux appréhender les opportunités mais aussi les menaces inhérentes à la relation entre intelligence artificielle et santé.

Qu’est ce qui freine la e-santé ?

La e-santé est une véritable priorité stratégique, passage obligé pour la mise en place du système de santé de demain. Mais pourtant les professionnels de santé s’estiment désarmés car insuffisamment formés et informés. C’est ce qui explique que la transformation numérique en santé s’opère moins vite que prévu, en dépit d’un environnement technologique, économique et institutionnel favorable. Pour preuve, les efforts des start-up de l’e-santé sont encouragés par le gouvernement qui affiche ses ambitions numériques dans sa stratégie de transformation du secteur médical « Ma santé 2022 ». Qu’à cela ne tienne : la transformation numérique du secteur de la santé présente des faiblesses structurelles et organisationnelles fortes . Elle oblige à repenser le fonctionnement du secteur et ses pratiques au quotidien : rapport soignants/patients par la télémédecine, accès aux données de santé, intelligence artificielle, robotisation…

Les dispositifs médicaux sous surveillance

C’est une fonctionnalité du dossier médical partagé (DMP) qui n’avait jusqu’ici jamais été évoquée. C’est chose faite depuis le 6 mars dernier et un rapport parlementaire qui propose d’utiliser le DMP pour la surveillance des dispositifs médicaux. Pour être plus précis, utiliser le DMP afin « d’assurer une alimentation complète et interactive des registres de matériovigilance sur les dispositifs médicaux ». Ce rapport, tout comme la mission d’information qui en est à l’origine, font suite à la publication, en novembre 2018, d’une enquête journalistique internationale qui dénonçait notamment les failles du marquage CE et de la matériovigilance des dispositifs médicaux implantables. Les parlementaires recommandent la mise à disposition d’un formulaire-type pour les utilisateurs des dispositifs médicaux implantables. Ce document alimenterait les différents registres. Parmi les informations contenues dans le document, on retrouverait : l’identifiant unique du produit, l’organisme notifié l’ayant certifié, le fabricant, le résumé des caractéristiques du produit, la date, le lieu et le praticien de l’opération d’implantation, la synthèse de l’intervention et des 48 heures qui l’ont suivie etc.

Tout l’intérêt de surfer sur la vague de l’intelligence artificielle

Pour mieux évaluer l’enjeu représenté par l’intelligence artificielle pour l’économie et la société française, la Direction générale des entreprises a récemment mené une étude inédite de prospective. Son rapport, intitulé Intelligence artificielle – Etat de l’art et perspectives pour la France, propose un classement et une analyse des 14 secteurs économiques français potentiellement impactés par l’intelligence artificielle, à commencer par la santé, la mobilité, l’énergie, l’environnement, et enfin l’industrie. En ce qui concerne la santé, ce sont notamment les domaines de la médecine préventive ou du diagnostic médical qui ont été analysés, avec pour recommandations : la création de zones d’expérimentation à l’échelle d’un hôpital ou d’un réseau de soins, mais aussi et surtout la nécessité d’accéder à d’importants volumes de données de qualité pour soutenir l’innovation. D’une manière générale, l’étude révèle l’opportunité que constitue pour la France et son développement le recours à l’intelligence artificielle. Pour pleinement exploiter cette ressource, il convient en premier lieu de créer un cadre légal d’expérimentations.

Plus d’Innov’Infos

Accéder à l'innovation médicale

Une plateforme d’échanges pour les médecins

Le parcours patient n’est pas toujours uniquement le fruit d’une relation bilatérale entre un médecin et son patient. Pour être efficace, elle nécessite parfois les avis de plusieurs autres professionnels de santé. Une intervention plurielle qu’a parfaitement intégré la start-up marseillaise Rofim qui a développé une plateforme mettant en relation des médecins. Ces derniers peuvent ainsi échanger en ligne sur les cas de patients. Pour l’heure, la plateforme compte 200 inscrits. Premiers usagers du service, des médecins officiant dans des territoires où l’offre de soins se raréfie et qui ont besoin de pouvoir faire appel à un confrère d’une autre spécialité pour obtenir son avis face à un cas complexe. Cette initiative bénéficie d’un soutien institutionnel puisque depuis quelques mois la nouvelle règlementation encourage la télé-expertise désormais rémunérée à la fois pour le médecin qui donne un avis et pour celui qui le demande, selon des critères d’éligibilité assez larges. Soucieux de développer la télémédecine, Rofim devrait prochainement se doter d’un service de téléconsultation.

L’intelligence artificielle à la tête des urgences

Utiliser l’intelligence artificielle pour optimiser la gestion des lits aux urgences : c’est ce qu’envisage sérieusement le CHU d’Amiens-Picardie. L’expérimentation devrait avoir lieu prochainement même si au sein de l’hôpital picard, tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a pas de vrais problèmes de fréquentation des urgences, contrairement à d’autres établissements. Grâce à la plateforme numérique SAS, l’intelligence artificielle apportera des réponses aux problèmes posés. Elle indiquera au personnel si un patient a besoin d’être hospitalisé pendant longtemps, et donc s’il aura besoin d’un lit, ou non. De quoi, in fine, optimiser sensiblement la gestion des flux entrants et sortants. Au CHU d’Amiens-Picardie, l’initiative est à but préventif et expérimental.

Health Data Hub : 10 projets sélectionnés

Les résultats sont enfin tombés et le jury, composé d’experts de la santé, de la recherche et de l’intelligence artificielle, a fait 10 heureux. Dix lauréats sur les 189 projets qui avaient été présentés par les organismes de recherche, établissements de santé, professionnels de santé, associations de patients, industriels et autres start-up dans le cadre de l’appel à projet du Health Data Hub. Les projets sélectionnés vont ainsi bénéficier d’un accompagnement spécifique en termes de compétences, d’appui technologique et de conseils technico-réglementaires. Objectif pour les structures retenues (Deepsarc, Parcours IDM en Ile de France PIMPON, Hydro, NS Park, ORDEI, OSCOUR, Deep Piste, Retrexis et ARAC…) : participer à l’essor et à la multiplication des possibilités d’exploitation des données de santé. Quant au choix final, il s’est notamment fait selon les critères suivants : maturité des projets, leur caractère innovant en matière d’exploitation des données, leur intérêt public ou les bénéfices potentiels attendus, leur contribution au catalogue des données du Hub.

Les eConsentements dans le sillon de la révolution numérique

Le développement du numérique s’accompagne d’une réglementation qui pose les bases d’un cadre de confiance propice à la dématérialisation. Il permet de répondre au besoin d’immédiateté de certaines interactions médecin-patient, d’améliorer la qualité des soins en facilitant les échanges, d’assurer une traçabilité performante et sécurisée. Un livre blanc intitulé Transformation numérique dans la santé : le e-consentement vient de paraître. Accessible gratuitement ici, l’ouvrage traite des différents consentements qui existent en matière de santé afin d’envisager le passage aux « eConsentements ». Parmi les sujets abordés : les types de consentements identifiés et leurs obligations respectives, la possibilité de dématérialisation de ces consentements (signatures électroniques et contours techniques et légaux), ou encore la conservation sécurisée de ces documents pour qu’ils soient recevables juridiquement.

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Comprendre la loi et le droit des patients

Maitrisez-vous vraiment vos données de santé ?

C’est une étude dont les résultats ont fait l’effet d’une bombe dans le secteur de la santé. Même si, pour dire vrai, elle est venue confirmer ce que beaucoup d’usagers et professionnels de santé craignaient. Des dizaines d’applications de santé installées sur des centaines de millions de smartphones Android ou IOS partageraient des informations sensibles sans l’accord de leurs utilisateurs. Un partage de données privées assurément très lucratif pour les éditeurs de logiciels qui collectent et transmettent la data à Palo Alto, comprenez à Google. Publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), l’enquête dresse la liste des 36 services les plus téléchargés dans le monde par le biais desquelles les internautes renseignent des informations de santé particulièrement confidentielles. L’analyse des chercheurs les a amenés à constater que la majorité de ces applications divulguaient les données collectées à des tiers. Il est donc important de bien lire la politique de confidentialité d’une application avant de l’utiliser.

Opération séduction autour de la télémédecine

Annoncée comme l’un des piliers de la médecine de demain et la solution à bien des maux dont souffre le système de santé actuel – à commencer par la désertification médicale – la télémédecine compte de nombreux défenseurs et promoteurs. Les premiers demeurent, à n’en pas douter, les membres de l’Association des Entreprises de Télémédecine présidée par François Lescure (MédecinDirect). « La télémédecine doit devenir, en France comme dans de nombreux autres pays européens, un élément de réponse concret et efficient à un problème de démographie médicale et d’accès aux soins », déclarait ce dernier. Créée à l’initiative d’une vingtaine de sociétés impliquées dans la télémédecine, et plus particulièrement dans la téléconsultation, elle a pour objectif de soutenir et promouvoir son développement en France auprès des patients, des professionnels de santé et des pouvoirs publics. Mais pas n’importe quelle télémédecine : un dispositif accessible à tous, déontologique, performant et complémentaire à la médecine présentielle.

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Pour favoriser le partage de savoir et d'expérience
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5e Journée Innov’Asso

Quand ? Mardi 29 novembre 2016

Où ? À la Maison de la Mutualité à Paris

Quoi ? Une journée de réflexion et d’échange autour de solutions innovantes au service du parcours de santé

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