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S'informer sur la santé et l'innovation médicale

Moins de secrétariat, plus de consultations !

C’est une implacable réalité connue de tous : depuis 2015, le nombre de médecins en exercice diminue. Et le phénomène ne devrait pas s’inverser dans les prochaines années. Pourtant, la population augmente, et avec elle, les besoins en matière de santé. Pour résoudre cette équation complexe, le numérique semble être une solution. A commencer par les services de prise de rendez-vous médicaux en ligne qui réduisent considérablement le temps de secrétariat des médecins, leur dégageant ainsi 1 heure et quart par semaine en moyenne pour plus de temps de consultation. Parmi ces services en ligne : Doctolib qui ferait économiser 3 822 000 heures à ses 30 000 médecins abonnés. 3 822 000 heures, c’est le temps de travail de 1 311 médecins pendant toute une année et ce sont 11 664 000 consultations…

Une consultation à distance en 5 minutes

Avant, lorsque vous aviez un doute sur votre état de santé, quatre solutions s’offraient à vous : prendre rendez-vous chez votre médecin traitant ; prendre la direction des urgences ou contacter une permanence libérale de soins ; chercher des réponses sur Internet. Avec une certitude : celle de devoir patienter avant d’être fixé sur votre sort. Mais ça, c’était avant… Avant le lancement de Feelæ, une application de conseil par visioconférence. Forte de plus de 1000 téléchargements, une cinquantaine de médecins partenaires et des centaines de patients qui la plébiscitent, l’application permet de parler, en cinq minutes, à un médecin généraliste.

Les applications mobiles, ces partenaires santé !

Elles étaient 100 000 en 2015. Presque trois fois plus en 2016. Elles, ce sont les applications mobiles destinées à la santé dans le Monde. L’intérêt de certaines apparait tellement appréciable qu’elles sont en passe d’intégrer le système de soins français. Preuve en est avec l’application Diabeo – destinée à aider les personnes diabétiques dans le dosage et le suivi de leur traitement – première application mobile à avoir reçu un avis favorable de la Haute autorité de santé (HAS) quant à son remboursement par l’Assurance-maladie. Aujourd’hui, l’usage des applications mobiles pour la santé est pluriel : exercice physique, compte des calories, rendez-vous médicaux, alimentation équilibrée… Mieux : la e-santé apparait comme un moyen efficace de transmettre l’information rapidement au corps médical, et ainsi permettre aux professionnels de se concentrer sur leur cœur de métier : les soins.

Deux fois plus de maisons de santé en 2022 !

La possibilité d’être logé à proximité d’un lieu de soins sans être hospitalisé, sur le principe de l’hôtellerie hospitalière : cette expérimentation voulue par la ministre des Solidarités et de la Santé pourra avoir lieu, suite au feu vert donné par l’Assemblée nationale. D’autres devraient suivre… Le vote des députés donne, en effet, la possibilité aux professionnels de santé de mener des expérimentations sur un territoire. Le gouvernement entend ainsi lever « les blocages que peuvent rencontrer les professionnels qui souhaitent s’organiser sur un territoire pour promouvoir des organisations innovantes ». Outre le champ ouvert aux expérimentations, la ministre a également annoncé le doublement sur le quinquennat du nombre des maisons de santé et le développement de la télémédecine afin de lutter contre les déserts médicaux.

Plus d’Innov’Infos

Comprendre la loi et le droit des patients

Le forfait Santé connectée de Pasteur Mutualité

Plusieurs études récentes témoignent de l’intérêt croissant des Français pour la santé connectée et ses applications concrètes. Un intérêt partagé par les organismes assureurs mais également les adhérents. Parmi eux : le Groupe Pasteur Mutualité qui, de manière inédite, propose à ses adhérents un forfait dédié aux objets de santé connectés. Différents niveaux de prises en charge sont avancés. La fourchette est comprise entre 75 ou 150 € en fonction de la formule souscrite. L’offre du groupe Pasteur Mutualité distingue trois familles d’objets connectés : ceux liés aux activités physiques (nombre de pas, distance parcourue, calories brûlées…) ; ceux liés à l’observance médicale (pilulier connecté, rappels de prise de médicaments…) et ceux liés au suivi physiologique (balance connectée, glycomètre, tensiomètre…).

Objets connectés : que dit la loi ?

Lydia Morlet-Haïdara est vice-doyen de la Faculté de Droit de l’Université Paris Descartes et spécialiste en droit de la santé. Dans une récente tribune intitulée « Droits et réglementations face à l’essor des objets connectés de santé », elle revient sur la législation en vigueur concernant l’utilisation des outils permettant d’accompagner la perte d’autonomie. Qu’ils s’agissent des systèmes de téléassistance, de vidéosurveillance, des bracelets électroniques, des piluliers ou encore des sols connectés, le recours aux nouvelles technologies doit se faire dans le respect des droits des patients…

Objets connectés dédiés à la santé : demain, c’est aujourd’hui !

Si en matière de circulation de l’information, une actualité chasse l’autre, il semblerait qu’en ce qui concerne la santé et l’innovation, les nouvelles technologies aussi émergent à un rythme effréné. Personne ne s’en plaindra. Certainement pas les établissements de santé qui apparaissent de plus en plus connectés, et donc logiquement, plus efficaces dans la prise en charge des patients. Et, entre l’écho-stéthoscope (échographe intégré au smartphone) de l’association EchOpen ou le projet de solution de suivi des patients sous chimiothérapies envisagé par l’entreprise Therapixel en passant par les capteurs intelligents pensés par la société Docapost, pour ne citer qu’eux, force est de constater que les initiatives ne manquent pas.

Le médecin décisionnaire de la fin de vie

L’affaire Vincent Lambert montre combien la fin de vie reste un sujet brûlant en France. La récente décision du Conseil constitutionnel a replacé le sujet sur le devant de la scène juridique, sanitaire, médiatique et éthique. En effet, ce dernier a validé la procédure d’arrêt des traitements des patients incapables de s’exprimer en raison de leur état de santé (coma, état végétatif ou pauci-relationnel). Et ce, dès lors qu’il n’a pas laissé de directives anticipées. Pour autant, la décision du médecin d’arrêter ou de limiter les traitements de maintien en vie pourra faire l’objet de recours.

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5e Journée Innov’Asso

Quand ? Mardi 29 novembre 2016

Où ? À la Maison de la Mutualité à Paris

Quoi ? Une journée de réflexion et d’échange autour de solutions innovantes au service du parcours de santé

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