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Et si on expérimentation la e-carte Vitale ?

Le 29 mai dernier, un décret est paru au Journal officiel pour permettre l’expérimentation, pour 12 mois, d’une carte Vitale dématérialisée ou « eCarte d’assurance maladie. Installée sur le smartphone de l’assuré, l’appli contient sa propre eCarte d’assurance maladie et celles de chacun de ses ayants droit. Elle sera valable seulement auprès des professionnels de santé qui participent à l’expérimentation et délivrée gratuitement » à tous les assurés volontaires déjà titulaires d’une carte Vitale « valide ».

Que savez-vous de l’intelligence artificielle en santé ?

Si les Français s’accordent à dire que l’intelligence artificielle peut aider au diagnostic, une majorité d’entre eux estime manquer d’information sur ce sujet. 87 % des répondants considèrent ne pas être suffisamment informés en tant que patients quant à l’impact de l’intelligence artificielle sur les soins qui leur sont prodigués. C’est du moins l’un des résultats avancés à la suite de l’étude menée fin février par Nuance Communications. La multinationale américaine qui crée et commercialise des logiciels d’imagerie et de reconnaissance vocale, a souhaité mieux comprendre la perception de l’intelligence artificielle dans la santé par nos concitoyens. La désinformation ressentie par une majorité de répondants va de pair avec un autre constat : celui du recours limité aux nouvelles technologies chez les professionnels de santé. Pour preuve, seuls 13 % des personnes interrogées indiquent avoir vu chez leurs médecins de ville ou à l’hôpital, des technologies d’intelligence artificielle, ou des applications sur smartphones ou tablettes. Nul doute que la donne devrait changer avec la réforme des études de médecine sur les deux premiers cycles et la part belle donnée à l’enseignement du numérique aux médecins en formation. Bien entendu, le tableau n’est pas totalement sombre et et devenir « responsable » de plusieurs étapes de la prise en charge…

Les datas pour lutter contre le cancer

C’est l’un des principaux atouts de l’informatique appliquée au domaine de la santé : la possibilité de générer, stocker et analyser des volumes considérables de données. Pour une spécialité comme la cancérologie, cette opportunité est un formidable tremplin vers la « médecine augmentée ». Combinée à l’expertise toujours plus pointue des médecins, ces données – mais surtout leur analyse – s’avèrent prometteuses et un soutien de premier plan pour les chercheurs. Dans un dossier pédagogique disponible sur son site Internet, l’Institut Curie revient sur la place centrale des big data en cancérologie. Des informations chiffrées issues du système national des données de santé (SNDS) mais aussi des données cliniques et biologiques très détaillées, provenant des dossiers médicaux des patients pris en charge dans les établissements de santé. Dans ce dossier pédagogique, les auteurs insistent sur l’aspect intarissable de cette ressource. L’enjeu, c’est la capacité des ordinateurs à analyser rapidement des milliards d’informations, et à comparer une multitude de paramètres. Il est également question des perspectives pour les personnes malades et de l’enjeu éthique entourant les datas.

Espoirs et questionnements autour de l’intelligence artificielle

Même si elle a vu le jour dans les années 50, l’intelligence artificielle est associée à la modernité et à la révolution numérique. Au cœur des activités humaines, elle est dans les ordinateurs, les maisons, les téléphones… Rien qu’en France, 1,5 milliard d’euros d’investissement dans le secteur de l’IA sont prévus d’ici 2022. De quoi assurer un mieux-être pour l’utilisateur. Il n’en demeure pas moins que les espoirs s’accompagnent d’inquiétudes. Le recours à la connectivité et à la technologie pour soigner est un sujet sensible. L’omniprésence de l’intelligence artificielle pose la préoccupante question de l’utilisation des données médicales. Ce ne sont pas des données privées comme les autres. Autre questionnement : celui relatif à la la rupture sociale que les objets connectés et donc l’intelligence artificielle peuvent générer. Si certains affirment que c’est le prix à payer afin que la médecine soit plus efficiente, nombreux sont les sceptiques.

La téléconsultation pour gagner du temps administratif

Les premiers résultats de la téléconsultation sont à la hauteur des espérances : près de 8 000 actes ont été remboursés par l’Assurance Maladie. Un nombre honorable si l’on tient compte du fait que la procédure n’est active que depuis six mois. Le pic des 700 actes hebdomadaires a même été dépassé depuis la mi-février avec une forte proportion de téléconsultations relevant de la médecine générale. Cette dernière correspondrait à 40,2 % des actes facturés. Ces chiffres devraient continuer à progresser à en croire les récentes avancées technologiques, notamment les solutions développées pour faciliter la programmation des téléconsultations et sécuriser les échanges de données médicales. Une chose est sûre, du côté des médecins, si la téléconsultation séduit, elle ne constitue pas pour autant la panacée. Les médecins, s’ils ont plus de flexibilité, n’ont pas forcément davantage de temps à consacrer aux patients. Les tâches administratives, déjà chronophages en temps normal, continuent à nécessiter le même temps en ce qui concerne les téléconsultations, soit plus de 13 heures par semaine. C’est pourquoi il est important que la téléconsultation s’accompagne d’autres initiatives technologiques pour les accompagner sur ces sujets

En 2030, il faudra collaborer pour mieux soigner

Santé 2030 : c’est le titre du rapport récemment publié par 30 experts – réunis par le Leem et le think tank Futuribles – auteurs d’une analyse prospective pour relever les défis de la santé de demain. L’occasion d’aller à l’encontre de plusieurs idées reçues qui touchent la santé du futur : jumeau digital pour tester les médicaments virtuellement avant de les prescrire à chaque patient, carte génétique de la tumeur en quelques secondes avant d’entrer dans le bureau du cancérologue, analyse de chaque cellule par l’intelligence artificielle… Autant d’images séduisantes qu’il convient de tempérer en présageant des réelles transformations majeures induites par l’accélération des innovations dont bénéficiera à l’avenir le système de santé français. Les experts entendent choisir la révolution thérapeutique plutôt que de la subir. Le défi : optimiser la coopération entre tous les acteurs de l’écosystème : chercheurs, cliniciens, autorités de santé, patients, médecins libéraux, pharmaciens, industriels et start-up. Une collaboration indispensable au regard des projections pour 2030 : un quart de la population âgée de plus de 65 ans et souffrant en moyenne de 4 à 6 pathologies ; entre 1,4 à 1,7 million de personnes âgées dépendantes ; 50 % de patients en ALD (affection longue durée) supplémentaires par rapport à aujourd’hui…

Un guide pour mieux vivre sa maladie chronique

14 associations membres du collectif (Im)patients Chroniques & Associés viennent de publier l’édition 2019 du guide Parcours de Santé des Personnes Malades Chroniques. Réalisé par et à destination des personnes souffrant de maladies chroniques, l’ouvrage s’appuie notamment sur les témoignages de personnes malades. Cette démarche du collectif pluri-pathologique remonte à 2016, année de la parution de la première édition. Elle a pour objectif d’aider les personnes vivant avec une ou plusieurs maladies chroniques et leurs proches à se repérer dans le système de santé et mieux vivre au quotidien. Nouveauté 2019 : un chapitre dédié à la prévention, une meilleure prise en charge sociale, un soutien associatif, un accompagnement en ligne, une meilleure connaissance de ses droits. Autant dire que cette boite à outils renferme des informations aussi bien techniques que pratiques. Le guide, disponible depuis le 25 avril, est accessible en ligne sur www.coalition-ica.org

Le patient, acteur du suivi de sa santé, grâce à l’intelligence artificielle

Analyser les images et autres données médicales est une chose. Améliorer et personnaliser le suivi médical d’un patient en est une autre. L’intelligence artificielle est aujourd’hui au cœur de ce double enjeu de santé publique comme ont pu le constater les participants à la conférence, organisée le 19 avril à Paris, et intitulée Comment l’Intelligence artificielle révolutionne le monde de la santé. La multiplication des applications de suivi de santé témoigne parfaitement du lien étroit noué entre intelligence artificielle et amélioration directe de la santé. Exemple concret avec Moovcare, première application utilisant l’intelligence artificielle pour intégrer les remontées des patients dont la prise en soin donne lieu à un remboursement par la Sécurité sociale. Chaque semaine, sur la base des évaluations de symptômes réalisée par les patients eux-mêmes directement sur l’application, les algorithmes mesurent les risques de dégradation de l’état de santé et alertent le praticien. Pas question pour autant, de laisser à l’intelligence artificielle la responsabilité d’établir un diagnostic. Elle renforce plutôt le rôle du patient, véritable acteur de son parcours de soins.

Intelligence artificielle et santé : le mariage de raison

La santé va beaucoup bénéficier du développement de l’intelligence artificielle. Un constat qui justifie la publication d’un récent ouvrage intitulé « Santé et Intelligence Artificielle ». Introduit par le professeur en oncologie, Bernard Nordlinger et le mathématicien Cédric Villani, il apparait comme une parfaite combinaison entre médecine, mathématiques et informatique. Il offre une vision globale et a été pensé de façon pédagogique, pour être accessible à tous. Ce sont les membres du groupe de travail Intelligence Artificielle et Santé créé par l’Académie nationale de Médecine et l’Académie des Sciences qui se sont attelés à ce projet. Un groupe pluridisciplinaire où se côtoient mathématiciens, informaticiens, sociologues, statisticiens, cancérologues, chirurgiens, onco-généticiens, administrateurs hospitaliers, juristes… Une large réflexion qui donne l’occasion aux lecteurs de mieux appréhender les opportunités mais aussi les menaces inhérentes à la relation entre intelligence artificielle et santé.

Plus d’Innov’Infos

Accéder à l'innovation médicale

Cinq outils innovants dévoilés à Bordeaux

Bordeaux et ses alentours sont-ils des territoires moteurs de la santé numérique en France ? Tout porte à le croire si l’on se penche sur les initiatives menées dans plusieurs centres de santé de la région bordelaise. En effet, des applications très concrètes en matière de réalité virtuelle, de télémédecine ou de suivi à distance ont été déployées. Avec, à chaque fois, un seul et même objectif : coller au plus près des besoins des patients et des soignants. Le Forum Santé Innovation, organisé par La Tribune et dont la 3ème édition se tenait à Bordeaux le 15 mai dernier, ne pouvait ignorer cette réalité. L’événement a donc été l’occasion de présenter cinq applications aussi surprenantes qu’efficaces : un casque de réalité virtuelle post-césarienne pour conserver le lien entre la mère et son bébé ; un suivi à distance des patientes souffrant d’un cancer du sein métastasé à l’aide de questionnaires médicaux hebdomadaires et de montres connectées ; une boîte à outils pour solutions numériques ; un outil de télémédecine en cardiologie dont le recours est remboursé à 100 % par l’Assurance maladie depuis mai 2018 ; un capteur 3D pour suivre les personnes atteintes de la d’Alzheimer…

Ce cartable, passerelle entre l’école et l’hôpital

Marc Lavoine est l’auteur de grands titres qui ont marqué l’histoire de la chanson française. Il est aussi à l’initiative d’un dispositif pédagogique qui a changé la vie de nombreux enfants malades, notamment leur rapport à l’école. Baptisé Mon Cartable connecté, le projet porté par le chanteur permet depuis 2014 à des enfants hospitalisés de suivre leurs cours à distance depuis leur chambre d’hôpital. Une manière de démystifier la maladie et de « normaliser » cette période difficile à appréhender pour les enfants et leur entourage. Mais comment fonctionne cet outil ? Le cartable ressemble à une petite valise à roulettes à l’intérieur de laquelle se trouvent une tablette et des caméras. En plus de faciliter le télé-enseignement, Mon Cartable connecté rompt la solitude souvent ressentie par les enfants admis à l’hôpital. Bien entendu, pour que le dispositif fonctionne, il faut que l’école dispose également d’un équipement similaire. Pour l’enfant, la distance n’est plus une difficulté. Il peut zoomer pour un meilleur aperçu de ce que le professeur écrit au tableau et entend parfaitement ce dernier grâce au micro équipant la seconde valise en classe. Et comme les programmes ne sont pas les mêmes pour tous les élèves, il existe un cartable pour chaque cycle scolaire.

La e-santé pour soigner les addictions

Après l’hypnose, la médecine douce ou les produits de substitution… Et si finalement le remède miracle contre les addictions était plutôt à chercher du côté des outils numériques. C’est en tout cas ce qu’avance un rapport remis récemment à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Midelca). Les auteurs, deux spécialistes des addictions, y vantent en effet les mérites de la santé digitale pour lutter contre les dépendances. L’information est prise très au sérieux au regard des enjeux sanitaire et financier inhérents, mais aussi et surtout de la population concernée : 13 millions de consommateurs quotidiens de tabac, 700 000 de cannabis, 5 millions d’alcool… Jusqu’alors, les stratégies de prise en charge ne se sont pas avérées très payantes mais coûteuses. Malgré les 20 milliards d’euros dépensés chaque année par l’État et l’assurance maladie pour prévenir et prendre en charge les addictions, moins de 20% des personnes malades bénéficieraient d’un traitement. Les outils de santé connectée et l’e-addictologie apparaissent comme une solution adaptée, notamment parce qu’ils facilitent le recueil des données, les contacts avec les professionnels sans obligatoirement une présence physique qui freine souvent les personnes touchées.

Opération séduction autour du dossier médical partagé

Depuis novembre dernier, le Dossier Médical Partagé (DMP) a officiellement fait son entrée dans la vie sanitaire des Français. Une entrée en fanfare si l’on en croit le chiffre avancé par l’Assurance maladie qui veut que 5 millions d’usagers en France aient déjà été conquis par le DMP. L’outil est aujourd’hui perçu comme le dispositif fondateur de la e-santé française. La société d’étude B3TSI – en partenariat avec Egora, Medisite, e-Santé et Pharmaceutiques – pour interroger les Français sur leur ressenti quant au DMP. L’enquête a été menée à la fin du mois de mars auprès d’un échantillon de 1 027 personnes. En ce qui concerne les personnes touchées par une maladie chronique, elles sont 88 % à connaître le DMP contre 75 % des personnes sans maladie chronique. Une notoriété qui trouve certainement racine dans la vaste campagne de communication menée par l’Assurance maladie depuis le 6 novembre pour faire connaître l’outil. Parmi les trois premiers canaux d’information, on retiendra la caisse d’assurance maladie (50 %), les médias (33 %) et les pharmaciens (20 %).

Plus d’Innov’Infos

Comprendre la loi et le droit des patients

Maitrisez-vous vraiment vos données de santé ?

C’est une étude dont les résultats ont fait l’effet d’une bombe dans le secteur de la santé. Même si, pour dire vrai, elle est venue confirmer ce que beaucoup d’usagers et professionnels de santé craignaient. Des dizaines d’applications de santé installées sur des centaines de millions de smartphones Android ou IOS partageraient des informations sensibles sans l’accord de leurs utilisateurs. Un partage de données privées assurément très lucratif pour les éditeurs de logiciels qui collectent et transmettent la data à Palo Alto, comprenez à Google. Publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), l’enquête dresse la liste des 36 services les plus téléchargés dans le monde par le biais desquelles les internautes renseignent des informations de santé particulièrement confidentielles. L’analyse des chercheurs les a amenés à constater que la majorité de ces applications divulguaient les données collectées à des tiers. Il est donc important de bien lire la politique de confidentialité d’une application avant de l’utiliser.

Opération séduction autour de la télémédecine

Annoncée comme l’un des piliers de la médecine de demain et la solution à bien des maux dont souffre le système de santé actuel – à commencer par la désertification médicale – la télémédecine compte de nombreux défenseurs et promoteurs. Les premiers demeurent, à n’en pas douter, les membres de l’Association des Entreprises de Télémédecine présidée par François Lescure (MédecinDirect). « La télémédecine doit devenir, en France comme dans de nombreux autres pays européens, un élément de réponse concret et efficient à un problème de démographie médicale et d’accès aux soins », déclarait ce dernier. Créée à l’initiative d’une vingtaine de sociétés impliquées dans la télémédecine, et plus particulièrement dans la téléconsultation, elle a pour objectif de soutenir et promouvoir son développement en France auprès des patients, des professionnels de santé et des pouvoirs publics. Mais pas n’importe quelle télémédecine : un dispositif accessible à tous, déontologique, performant et complémentaire à la médecine présentielle.

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Pour favoriser le partage de savoir et d'expérience
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5e Journée Innov’Asso

Quand ? Mardi 29 novembre 2016

Où ? À la Maison de la Mutualité à Paris

Quoi ? Une journée de réflexion et d’échange autour de solutions innovantes au service du parcours de santé

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